3H SOUTIENT :
Site ami :
http://nice.algerianiste.free.fr/index.html#
http://www.coalition-harkis.com
de Khader Moulfi
Notre association se fonde sur la conviction que nos adhérents sont de la plus haute importance. Toute notre équipe s'applique à combler leurs besoins. Cela a fait notre réputation, car une grande partie de notre activité vient de adhérents réguliers, ou qui ont entendu parler de nous.
Nous voudrions profiter de cette opportunité pour vous prouver que nous sommes dignes de confiance et que nous saurons vous offrir le meilleur service pour servir Notre Mémoire, celles des Français Rapatriés.
L'Histoire de l'Association
L'Association a été crée le 5 juin 1995, et compte aujourd'hui plus de 1375 adhérents.
Depuis plus de dix ans, l'association été de toutes les batailles pour que les anciens supplétifs de l'armée française et leur famille voient leur HISTOIRE reconnue de tous.
Depuis plus de dix ans, l'association HARKIS HONNEUR HISTOIRE,
propose ateliers, débats, colloques à ses membres et au-delà, à ses amis, voir ses contradicteurs.
L'Association s'engage à faire connaître notre histoire et à porter notre mémoire.
Trop de concitoyens, militaires, de tous ages, ont eu à souffrir de cette époque sombre de notre passé, les conditions de débats sont crées aujourd'hui pour opposer nos points de vus
jusqu'à ce qu'ils s'accordent; et s'il le faut, devant les tribunaux.
Les Actions de l'association
¤ Les domaines d'interventions de l'association :
Insertion sociale et économique;logement; participation active civique; manifestations culturelles, artistiques, souvenirs, rôle de médiateur avec les institutionnels; méchoui, anniversaire ....
¤ Exemples d'actions menées par l'Association :
Chaque année les 3H sont présents ,lors de la journée nationale en la mémoire des anciens HARKIS, qui se déroule le 25 Septembre au Monument au morts (au port de Nice)
Notre membre d'Honneur :
Madame Michèle SOLER
http://nice.algerianiste.free.fr/index.html#
Le Mot du Président
Nasser SAHOUR
LE GÉNOCIDE DES HARKIS ET DE LEUR FAMILLE DÉFENDU PAR LE
DROIT
La loi antiraciste adoptée le 30 juin 1990 considère comme un délit «la
négation des crimes contre l'humanité».
Il n'appartient ni aux juges ni à la loi de dire le «vrai» en histoire ; même quand il s'agit de combattre le
soi-disant «révisionnisme»
qui nie l'existence même des souffrances des harkis. Le droit doit-il dire l'histoire ? Étrange question ?
Il ne s'agit pas, bien sûr, des techniques probatoires mises en œuvre par l'historien et par le juge.
Elles sont pour une part voisines; la critique du témoignage y tient une large place,
même si la « chose jugée » acquiert un pouvoir de contrainte dont l'historien ne dispose pas.
Le problème est ailleurs : est-ce à la loi ; donc au tribunal chargé de l'invoquer et de l'appliquer ; de dire la « vérité historique » ?
Il a fallu la profonde émotion provoquée par les différentes injures perpétrées aux familles françaises rapatriées d'Algérie pour qu'une prise de conscience plus forte ébranle
la société.
Les harkis depuis plusieurs années déjà, ne sont plus désignés comme des extrémistes; ils participent à la vie civile, civiques de leur cité; sont de droite, de gauche,
du centre, parfois même , et très rarement, dans les deux extrêmes!
Enfin, ces français là sont des êtres humains comme tout le monde; des français dans une diversité
indiscutable; et pourtant frappé d'interdiction de territoire en
Algérie car Français comme les autres.
Notre république a décidément du mal a se défaire de ses démons et asseoir une loi claire, qui ne fait pas appel à des douleurs du passé; une loi nette qui puisse rattacher ses
principes aux droits internationaux et qui pourraient faire jurisprudence
auprès du tribunal pénal international; plusieurs bavardages,discussions ont dissous l'or des volontés;
mais l'action celle qui ne laisse pas passer le racisme, l'antisémitisme,
doit s'appliquer à ceux qui s'attaquent aux anciens harkis et leur famille.
L'histoire a besoin de témoignage, les juges aussi;
les historiens doivent entendre,rencontrer et retranscrire le vrai,
celui des deux rives de la méditerranée; en effet, difficile devant cette guerre des mémoires
que de protéger une vielle femme d'un
ancien harki qui veut se rendre sur la
sépulture des ses ancêtres en Algérie.
L'argent, le pétrole, le gaz arriveront peut-être un jour à dénouer ces mémoires.
J'ai espoir que les hommes ne cèderont pas aux intérêts financiers,
mais à l'honneur de reconnaître à l'homme sa place sacrée dans ce monde brutal.
La mémoire, nous lie, nous rappelle, et nous intime de ne pas oublier l'infamie, et de lutter pour
qu'elle ne se réitère pas.
Je pense à la Shoa, à ces hommes,ces femmes et enfants qui ont eu à subir le
nazisme,
je pense aux résistants qui se sont levés et ont refusé le chaos des hommes.
Aucun homme, ni un Arménien, ni un Juif, ni un Musulman, ni un Tzigane, ni un Homosexuel,
ni aucun autre homme ne peut-être dépossédé de ses racines, de sa mémoire fut-ce-t-elle noble ou terrible; car elle nous enseigne notre part d'ombre; mais aussi de lumière.
Les adhérents des 3H sont
ces hommes, de tous les horizons, de toutes les conditions, pour qui
les conséquences de la banalisation du nazisme, du révisionnisme,
l'anti-harki, l'anti-etc. doit être combattus. Et si ce sont les
tribunaux qui éclairciront
l'histoire, n'hésitez pas, car nous n'hésiteront pas à demander «la
vérité historique» devant ces mêmes instances juridiques.
Notre combat, n'est pas celui de la nuit, mais de la vérité
qui doit être diffusée des collèges aux maisons de retraite.
Notre volonté n'est pas celle de blesser, mais d'aimer,
de pardonner et de regarder l'avenir sans amertume avec l'autre.
Notre souhait: que tous sachent l'Honneur des Harkis, l'Histoire
de ces hommes,
et de tout ceux qui ont eu a souffrir de génocide!
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L’ identité harkie
Certaines familles de harkis ont des liens très étroits
avec l’armée (parents et grands parents ont combattu pendant les
grandes guerres au côté de la France). Pour eux, la valorisation de
l’identité est liée à la symbolique militaire, aux célébrations :
39-45, Indochine etc. Les harkis ne sont-ils pas les dignes héritiers
de la glorieuse armée d’Afrique dont le film « Indigènes » raconte et
valorise l’histoire ? Pourtant lors de la promotion de ce film, à aucun
moment le mot « harkis » n’a été prononcé !
Des membres de ma famille ont participé à la libération
de la France. Ils sont passés à Monte Cassino pour arriver en Allemagne
comme ont pu le faire les premiers dirigeants du Front de Libération
Nationale (FLN).
La divergence sur l’évolution politique de l’Algérie
s’est produite par la suite : soit un partenariat avec la France pour
les uns (ils voulaient obtenir une indépendance par les voies légales),
soit une brutale séparation pour les autres (ils optaient pour la
violence).
Les harkis n’étaient pas spécialement hostiles à l’idée
d’indépendance de l’Algérie, mais ils souhaitaient surtout une
évolution leur donnant plus de droits politiques en étroite relation
avec la France. Ils refusaient aussi les excès du terrorisme de la part
du FLN, les égorgements sur leurs propres familles, les châtiments, les
interdictions de toutes sortes qui étaient inacceptables ! Après
l’indépendance de l’Algérie, le gouvernement français de l’époque a
trahi la confiance des harkis en les laissant sans défense face à la
vengeance du FLN. Les harkis sont blessés par leur destin historique.
Ils ont été loyaux envers la France et ils ne comprennent pas le
traitement qui leur a été infligé. Parmi ceux qui ont eu la chance
d’être rapatriés, ils n’ont pas eu la moindre considération, pire, ils
ont eu le mépris et la relégation dans les camps.
La mémoire des harkis est souvent tue, cachée alors que
les jeunes recherchent une mémoire des origines, une histoire la plus
proche possible de ce qui s’est passé à l’époque et non pas une
histoire idéologique détachée de son contexte historique et humain. Les
jeunes ont besoin de cette mémoire pour construire leur identité.
Pour les harkis et leurs enfants, il n’y a pas que la
revendication sur des thèmes matériels, il y a aussi le désir de
connaître leur histoire tout simplement, une recherche de qui ils sont.
Tout le monde n’a pas connu les camps : c’est un élément important de
la mémoire et de l’identité du groupe.
Il y a une valorisation de la mémoire et de l’identité
chez les immigrés algériens fiers d’avoir obtenu leur indépendance, pas
chez les harkis. De plus les déclarations insultantes envers les
harkis, d’où qu’elles viennent, sont vécues comme persécutantes et
blessantes (comme par exemple les dernières déclarations de G. FRECHE
qualifiant les harkis de « sous-hommes », du président algérien A.
BOUTEFLICA traitant les harkis de « collabo. » ou la pièce de théâtre
le « Nom du Père » où les harkis sont présentés comme des traîtres de
père en fils). Toutes ces insultes provoquent très peu d’émoi dans
l’opinion publique française. Pour quelle raison peut-on traiter de la
sorte les harkis ? et cela en toute impunité, contrairement à d’autres
communautés qui sont plus respectées !
Un important travail pédagogique à faire du côté des
enseignants serait très souhaitable pour évoquer cette période de
l’histoire avec toute la neutralité et l’objectivité qui doit être de
rigueur dans ce domaine. Les responsables pédagogiques pourraient par
exemple inviter des harkis dans les milieux scolaires et universitaires
pour raconter leur expérience vécue de la guerre et de leur
installation en France. Cette démarche serait bénéfique non seulement
pour les descendants des harkis, mais également pour les jeunes
français de « souche » et pour les autres jeunes issus d’une
immigration récente. Cet éclairage va permettre aux descendants des
harkis d’intégrer une nouvelle identité plus sereine, débarrassée de
clichés négatifs et d’une histoire falsifiée.
II. Le devoir de mémoire
Le devoir de mémoire est le devoir qu’aurait un Etat
d’entretenir le souvenir des souffrances subies par certaines
catégories de sa population. Il s’oppose au devoir d’amnistie ou
d’oubli. Le devoir de mémoire consiste à reconnaître la qualification
de victimes à des populations, pour des raisons historiques, et surtout
pour que les sociétés n’en engendrent pas d’autres. Il faut parler des
génocides pour éviter qu’ils ne se reproduisent. Malheureusement,
malgré la connaissance des faits, les génocides et les actes de
barbarie se répètent (Cambodge, Rwanda, Bosnie…)
La mémoire ne peut pas être imposée par la loi, c’est à
chaque citoyen de se construire une mémoire basée sur la connaissance
des événements en se référant à des sources variées. Au devoir de
mémoire, il faut ajouter un devoir d’histoire. Il est absolument
nécessaire de faire la différence entre l’histoire et la mémoire.
L’histoire : elle étudie tous les aspects de la
réalité, elle décrit et explique le passé, elle est indispensable pour
le comprendre, elle ne juge pas, elle est objective. L’histoire est
aussi évolutive : elle tient compte des nouvelles découvertes et
conceptions pour modifier l’approche antérieure.
La vision des victimes est souvent subjective et
personnelle alors que le travail de l’historien se veut objectif et
vise à dégager une vérité commune. L’histoire n’est pas la mémoire.
La mémoire : elle à la fois individuelle et collective.
Elle simplifie la réalité, elle est parfois subjective et sélective.
Elle peut soit négliger, soit amplifier les détails et les
contradictions de la réalité.
Elle aboutit à des commémorations, à des journées du
souvenir qui sont importantes pour la vie d’une communauté. La mémoire
contient un jugement collectif sur les faits, elle est aussi
indispensable pour construire le présent.
En France le devoir de mémoire a été invoqué pour
demander à la nation de reconnaître la responsabilité de l’Etat dans la
persécutions des juifs pendant la seconde guerre mondiale, et c’est
ainsi qu’en 1993 le président Mitterrand a instauré une journée
nationale de commémoration. En janvier 2001, on reconnaît le génocide
des arméniens. La loi TAUBIRA de 2001 reconnaît l’esclavage comme crime
contre l’humanité.
La décision de J. CHIRAC d’organiser une journée
d’hommage national aux harkis, le 25 septembre 2001, ainsi que la
nomination hautement symbolique de l’ancien militaire H. MEKACHERA au
poste de Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants, peuvent être
comprises comme une volonté de réparer les injustices du passé
vis-à-vis des harkis. Mais cette journée a peu d’impact sur les média
et elle est souvent masquée par d’autres événements. On peut aussi se
demander pourquoi ?
Il est légitime de se poser la question suivante : la
loi doit elle imposer une seule vision de l’histoire et définir le
cadre de recherche de l’historien ?
Le devoir de mémoire est nécessaire pour permettre dans
un premier temps à un groupe qui a été persécuté la reconnaissance et
la considération de l’Etat et des citoyens, mais l’abus et l’injonction
à se souvenir peuvent être néfastes.
Les dérives du devoir de mémoire : le souvenir du
« génocide » sans cesse répété risque de devenir une religion avec ses
dogmes et ses rituels (commémorations, musées, médailles…). On risque
de passer d’une extrême à l’autre : avant les persécutés étaient
oubliés voire méprisés, aujourd’hui, ils sont parfois érigés en saints
de cette nouvelle religion. Parfois on utilise le malheur passé pour
avoir des bénéfices pour les générations présentes et futures, ou aussi
pour se dédouaner de ses fautes présentes ou passées. Par exemple à
Washington, il y a un musé de l’holocauste, pas un musé de l’esclavage,
du génocide des indiens ou de la destruction atomique d’Hiroshima et de
Nagasaki.
III. Du devoir de mémoire au travail de mémoire en psychothérapie :
Et si on abordait la problématique des harkis sous l’angle psychologique ?
Chez les grecs anciens, Mnémosyne personnifie la
mémoire. Elle s’unit à Zeus et conçoit les Muses. Les Muses président à
la pensée sous toutes ses formes. La mémoire est mère de la culture et
de la civilisation, pas d’humanité sans mémoire.
Si Mnémosyne personnifie la mémoire, Léthé symbolise
l’oubli. Léthé est la fille d’Eris, la discorde, et la mère des Grâces.
Les Grâces sont les divinités de la beauté, elles répandent la joie
dans le cœur des hommes. Une alliance entre Léthé et Mnémosyne peut
aboutir à de la créativité. Il est très important d’honorer la mémoire
des morts mais il est tout aussi nécessaire d’honorer la vie.
Dans devoir de mémoire, il y a la notion de dette. Il
peut s’agir de la bonne dette ou de la mauvaise dette. Certains
héritent de choses positives qui vont les valoriser (parents considérés
comme des héros), mais d’autres vont hériter de la culpabilité (parents
considérés comme des traîtres ou qui n’ont pas choisi la bonne cause).
Il y aussi le devoir de l’écolier, d’un travail
personnel à réaliser et à rendre à son maître qui lui apportera les
corrections nécessaires.
Cela ressemble au travail de mémoire en psychothérapie
où le patient doit faire un effort pour restituer des souvenirs de son
passé. Mais il n’y a pas restitution du passé dans son intégralité.
Pour qu’il y ait mémoire, inscription dans le passé, il y a nécessité
d’une construction, d’une transformation et donc d’une perte.
Un mémorial, même si on y est favorable pour d’autres
raisons, ne ressuscitera personne. Plus qu’un devoir de mémoire, il y a
aussi un devoir de vie pour les rescapés harkis. Le travail de mémoire
peut être une aide dans le cas de souffrances psychiques comme par
exemple pour les rescapés harkis qui ont subi des violences après le
cessez-feu du 19 mars 1962 de la part des « marsiens » (selon les
sources, il y a eu de 50.000 à 150.000 victimes). Le travail
psychothérapique aide les rescapés à se délivrer de leur traumatisme et
leur permet de continuer à vivre.
Ce travail psychothérapique s’effectue avec l’aide d’un
thérapeute spécialisé. En effet, le travail de mémoire en
psychothérapie est un processus mental dont la fonction essentielle est
l’oubli c’est-à-dire libérer la personne du poids douloureux du passé.
Le travail de mémoire est utilisé comme un processus réparateur sur le
plan psychique : réveil du traumatisme puis oubli (thérapeutique) pour
arriver enfin au processus d’acceptation et de deuil. Chez le
traumatisé la mémoire ne fait pas son travail d’oubli, elle s’est fixée
au moment douloureux de son passé. Pour la personne qui a subi
l’humiliation et le mal, sa mémoire douloureuse se heurte à
l’impérieuse nécessité de s’en délivrer ; le travail de mémoire en
psychothérapie s’exprime comme un processus psychique où s’élabore
l’aptitude à se souvenir dans un premier temps, puis à oublier dans un
deuxième temps. L’objectif est une mise à distance du passé qui est
vécu comme au présent par le sujet, pour que ce passé soit vécu comme
du passé. Comme dit le proverbe arabe : « li fet met », le passé est
mort.
Cette approche est différente du devoir de mémoire qui
est un usage social du passé invoqué pour ne pas l’oublier : il est
d’ordre sociologique. Le devoir de mémoire participe à la construction
identitaire des victimes en tant que groupe. Dans le cas des harkis, le
devoir de mémoire est très récent et n’est pas reconnu par une grande
partie de la société française. Quant aux réparations matérielles,
elles restent pour beaucoup de l’ordre du symbolique ! Si certains
développent une culture victimaire, c’est loin d’être le cas pour la
grande majorité des harkis !
Conclusion
Contraindre les harkis à se contenter des mesures de
droit commun, c’est nier les souffrances vécues par cette population
dans des camps et c’est nier aussi la discrimination dont sont victimes
les harkis et leurs enfants en terme d’accès à l’emploi, à la
formation, au logement. Les conditions tragiques de la fin la guerre
d’Algérie et l’accueil misérable réservé en France aux rescapés harkis
ont eu des conséquences dramatiques sur le plan de la santé physique et
psychologique. Les troubles psychologiques chez les adultes ont eu des
répercutions importantes sur les générations suivantes. Le traumatisme
à été transmis aux enfants avec des conséquences graves en terme de
confiance en soi, de troubles de l’identité et d’intégration sociale
souvent difficile.
Toute vie détruite demande justice pour pouvoir se
reconstruire : d’où l’importance pour le psychisme de la réparation
aussi bien matérielle que morale. Beaucoup de choses restent à faire
dans ce domaine pour la communauté des harkis. Par exemple les
différentes mesures d’aides matérielles accordées aux harkis avec
souvent beaucoup de tapages médiatiques, sont-elles réellement arrivées
à destination ? et quels effets positifs ont-elles eu sur les harkis ?
Même si le passé est mort, pour la plupart des harkis le passé ne passe
pas. Pas seulement pour des raisons matérielles mais aussi pour des
raisons psychologiques. Un soutien thérapeutique basé sur le travail de
mémoire avec des thérapeutes sensibilisés aux problèmes des harkis,
dans des lieux adaptés, serait très utile pour permettre aux individus
de se reconstruire et trouver leur place dans la société après leur
traumatisme.
Pour sortir de la honte et retrouver sa dignité, la
journée d’hommage aux harkis du 25 septembre participe du devoir de
mémoire et contribue à redonner une fierté et une reconnaissance
vis-à-vis de la communauté française dans son ensemble. Cette journée
appartient à tous les harkis. Certains se l’accaparent, d’autres la
boycottent, dommage !
Les harkis n’ont jamais collaboré avec un ennemi
extérieur, ils ont fait preuve de loyauté et d’honneur envers la France
à l’époque de la guerre d’Algérie. Aujourd’hui, leurs descendants
continueront cette tradition en cas de conflit avec quelque pays que ce
soit contrairement à ce que pensent certaines personnes ! Ils sont les
dignes héritiers de l’armée d’ Afrique.
Tôt ou tard, un projet d’amitié sera signé entre la
France et l’Algérie. Les harkis en tant que citoyen français et faisant
le lien avec l’Algérie devraient y être associés de plein droit.
Plus qu’un devoir de mémoire, un devoir d’histoire est
nécessaire pour permettre à la communauté harkie d’avoir une identité
positive plus conforme à la réalité des événements de la guerre
d’Algérie débarrassés d’ a priori idéologiques. Une meilleure image des
harkis dans les médias et dans les manuels scolaires serait un signe
encourageant et permettrait une valorisation des familles de harkis. Un
mémorial au Larzac (Aveyron) ou à Rivesaltes (Pyrénées Orientales) par
exemple comme lieu symbolique pour la mémoire serait une véritable
reconnaissance de la nation. Les harkis feront ainsi partie intégrante
de la société française et ne seront plus les éternels oubliés de
l’histoire de France.